Le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz est la conséquence directe des violations américaines.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi a déclaré, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue italien, Antonio Tajani que la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz est une conséquence directe des violations du droit international commises par les États-Unis.
Mercredi matin, les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur les conséquences sécuritaires, juridiques et économiques de l'agression militaire conjointe américano-israélienne contre l'Iran.
Au cours de cet entretien, M. Araghchi a réaffirmé que la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz découle directement de « l'anarchie et des frappes militaires illégales des États-Unis contre un État membre souverain de l'ONU ».
Il a rappelé à son homologue italien que la responsabilité des répercussions de cette situation sur l'économie mondiale incombe aux agresseurs.
« L'Iran, en tant qu'État riverain du détroit d'Ormuz, a, en effet, mis en œuvre des mesures appropriées pour préserver sa sécurité, et cela conformément au droit international », a-t-il fait savoir.
Le chef de la diplomatie iranienne a, également, condamné le silence de certains États européens face à l'agression militaire américano-israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.
Il a noté que ce double discours affaiblissait de plus en plus le droit international et compromettait le régime de non-prolifération.
De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères a appelé au retour de la paix et de la stabilité dans le golfe Persique, exprimant la volonté de l'Italie de contribuer au renforcement de la sécurité dans toute la région du Moyen-Orient.
Quelques jours après le lancement de l'agression militaire américaine et israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a restreint le passage du détroit d'Ormuz à ses ennemis israéliens et américains ainsi qu’à leurs alliés, dans le cadre d'une manœuvre stratégique.
Cette perturbation majeure du trafic maritime dans le golfe Persique, point de transit crucial pour environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, a alimenté l'inflation et ralenti l'économie mondiale ; ses répercussions devraient se faire sentir pendant des mois.
Le 13 avril, les États-Unis ont imposé un blocus illégal aux ports iraniens. En conséquence, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que le passage maritime resterait fermé en raison de la violation du cessez-le-feu par les États-Unis.
L’armée iranienne a également averti que si les ports iraniens situés dans les eaux du golfe Persique et de la mer d’Oman étaient menacés, aucun port de ces zones ne serait à l’abri.